André Einaudi, Président-directeur général du groupe Ortec
Les services à l’industrie sont devenus un pilier stratégique de la souveraineté européenne »
L’Écho de la Réussite – Ortec est aujourd’hui reconnu comme le leader européen des services à l’industrie. Comment définissez-vous votre rôle dans l’économie réelle ?
André Einaudi –
Notre rôle est fondamental, même s’il reste souvent invisible. Nous permettons à l’industrie de fonctionner, d’évoluer et de rester compétitive.
Maintenance, ingénierie, environnement, nucléaire, énergie, infrastructures : sans ces services, les sites industriels s’arrêtent. Ortec est au cœur de cette continuité opérationnelle.
L’Écho de la Réussite – Pourquoi avoir conservé le siège du groupe à Aix-en-Provence ?
André Einaudi –
Aix-en-Provence est un ancrage historique et stratégique. C’est un territoire attractif pour les talents, tout en étant proche de grands bassins industriels.
Mais Ortec reste avant tout un groupe de terrain : nos équipes sont présentes directement sur les sites industriels, en France, en Europe et à l’international.
L’Écho de la Réussite – Les services à l’industrie sont souvent perçus comme un support. Sont-ils devenus stratégiques ?
André Einaudi –
Ils le sont plus que jamais.
Les industriels font face à des exigences accrues : sécurité, performance, conformité réglementaire, transition énergétique.
Nos métiers ne se limitent plus à “intervenir” : ils contribuent directement à la durabilité et à la compétitivité des sites industriels.
L’Écho de la Réussite – Ortec intervient dans des secteurs sensibles comme le nucléaire ou l’énergie. Comment gérez-vous cette responsabilité ?
André Einaudi –
Avec une rigueur absolue.
Dans ces secteurs, il n’y a aucune place pour l’approximation. Cela suppose une culture sécurité très forte, une formation continue et des process éprouvés.
Notre crédibilité repose sur la confiance que nous accordent nos clients depuis des décennies.
L’Écho de la Réussite – La transition industrielle et environnementale modifie-t-elle profondément votre métier ?
André Einaudi –
Oui, et c’est même l’un de nos principaux axes de développement.
Les industriels doivent réduire leur empreinte environnementale, sécuriser leurs installations, optimiser leurs ressources.
Ortec est positionné comme un partenaire de solutions : ingénierie environnementale, dépollution, gestion des déchets, performance énergétique. Nous accompagnons la transition sans interrompre la production.
L’Écho de la Réussite – Comment maintenir un haut niveau de compétences dans un groupe de cette taille ?
André Einaudi –
Le capital humain est notre premier levier.
Nos métiers reposent sur des savoir-faire techniques exigeants. Nous investissons massivement dans la formation, la transmission et l’évolution interne.
La fidélité des équipes est l’un des marqueurs forts d’Ortec.
L’Écho de la Réussite – Quel regard portez-vous sur la réindustrialisation européenne ?
André Einaudi –
La réindustrialisation ne peut réussir sans un écosystème solide.
Les services à l’industrie sont un maillon clé : maintenance, ingénierie, sécurité, environnement.
Sans ces compétences, il n’y a pas d’industrie performante ni durable.
L’Écho de la Réussite – Comment voyez-vous l’avenir d’Ortec ?
André Einaudi –
Nous allons continuer à renforcer notre position de leader européen, en misant sur l’innovation, la digitalisation de nos métiers et l’excellence opérationnelle.
Notre ambition n’est pas uniquement la croissance, mais une croissance utile, au service des industriels et des territoires.
L’Écho de la Réussite – Un mot pour conclure ?
André Einaudi –
L’industrie est la colonne vertébrale de l’économie.
Servir l’industrie, c’est servir l’emploi, la souveraineté et la transition.
Chez Ortec, c’est cette conviction qui guide notre action au quotidien.